vendredi, août 29, 2025
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La france soutient l’innovation : Un projet de réacteur nucléaire révolutionnaire qui transforme les déchets en énergie durable

Un réacteur nucléaire capable de consommer ses propres déchets tout en produisant de l’électricité pendant deux décennies ? C’est le défi ambitieux que relève la startup française Stellaria, qui pourrait bien redéfinir les règles du jeu dans le secteur de l’énergie nucléaire.

Stellaria, issue des laboratoires du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et de Schneider Electric, se positionne sur le créneau des réacteurs de quatrième génération. Son projet, nommé Stellarium, repose sur une technologie innovante utilisant des neutrons rapides et un combustible à base de sels fondus. Ce réacteur, qui fonctionne en cycle fermé, se distingue par sa capacité à recycler ses propres déchets, une première à l’échelle industrielle. Avec un financement de 33 millions d’euros, dont 10 millions provenant du plan France 2030, Stellaria est prête à faire avancer le secteur nucléaire français.

Les enjeux sont considérables. Alors que la transition énergétique est au cœur des préoccupations mondiales, le développement de réacteurs nucléaires plus sûrs et plus efficaces s’avère essentiel. Le Stellarium ambitionne non seulement de réduire la quantité de déchets radioactifs, mais aussi de produire une énergie propre et durable. En effet, les neutrons rapides permettent de transformer des déchets à longue durée de vie en éléments moins dangereux, tout en promettant une densité énergétique 70 millions de fois supérieure à celle des batteries lithium-ion. Ce modèle pourrait ainsi alimenter une ville de 400 000 habitants, remplaçant les centrales à charbon ou à gaz dans des zones industrielles à forte consommation énergétique.

Le fonctionnement innovant du réacteur Stellarium

Le réacteur Stellarium se distingue par son fonctionnement en cycle fermé, ce qui lui permet de recycler ses propres déchets. Contrairement aux réacteurs traditionnels à eau pressurisée, il utilise des neutrons rapides pour transmuter les déchets radioactifs. Cette technologie pourrait révolutionner la gestion des déchets nucléaires en réduisant leur volume et leur dangerosité. De plus, le réacteur est conçu pour fonctionner sans rechargement pendant 20 ans, grâce à un système d’isogénération qui maintient la réaction en chaîne de manière autonome.

Des performances énergétiques remarquables

Les caractéristiques techniques du Stellarium sont impressionnantes. Selon Stellaria, ce réacteur pourrait atteindre une densité énergétique inégalée, permettant d’alimenter des zones urbaines entières tout en remplaçant des sources d’énergie fossiles. Les fondateurs prévoient une première réaction de fission d’ici 2029, avec une mise en service commerciale projetée pour 2035. Ce calendrier ambitieux repose sur des technologies éprouvées, adaptées aux exigences contemporaines.

Un projet attractif pour les investisseurs

La startup a récemment levé 23 millions d’euros lors d’un tour de table, attirant des investisseurs tels qu’At One Ventures et Supernova Invest. Ces derniers sont convaincus par la sécurité passive du projet, ses coûts d’installation modérés et sa capacité à se développer rapidement. Dans un contexte où de nombreux projets nucléaires traditionnels rencontrent des retards, le modèle de Stellaria se distingue par sa simplicité et son efficacité.

Une dynamique industrielle prometteuse

Pour accompagner son développement, Stellaria prévoit de doubler ses effectifs et de construire un démonstrateur industriel à l’échelle réelle. Ce projet vise à valider les performances du réacteur et à préparer le terrain pour une industrialisation réussie. Avec des partenaires solides comme Schneider Electric et Technip Energies, Stellaria se positionne comme un acteur clé dans le paysage énergétique de demain, offrant une solution d’électricité pilotable et décarbonée pour répondre aux besoins croissants en Europe et au-delà.

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